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Commune de Leudelange

Leudelange veut éviter la saturation routière

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Une des priorités de la commune de Leudelange est de lutter contre l'explosion du trafic motorisé qui risque de mener au chaos. Cet objectif n'est réalisable qu'avec les autres communes concernées.

Le problème de l'évolution du trafic motorisé, qui nuit de plus en plus à la qualité de vie des habitants, ne peut être réglé que grâce à une approche concertée.

 

Une initiative indispensable

Convaincu de la nécessité d'une telle initiative, le conseil communal de Leudelange a décidé à l'unanimité, lors de sa réunion du 6 août 2005, d'adhérer à la Convention DICI (Développement intercommunal coordonné et intégratif) en tant que partenaire de plein droit du Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire ainsi que des communes de Bertrange, Hesperange, Luxembourg et Strassen. Aujourd'hui, personne ne remet en question la nécessité d'agir dans le sud-ouest de l'agglomération de la ville de Luxembourg.

 

Il est dans l'intérêt évident de Leudelange de combattre la situation catastrophique du trafic motorisé due, en grande partie, à la forte population de la capitale et aux liaisons entre celle-ci et les plus grandes communes situées au sud du pays de Luxembourg. Les résultats obtenus par une étude de mobilité effectuée par la commune, démontrant que sa population n'est responsable que d'environ 20 % de la circulation sur son territoire, ne sont qu'une faible consolation. Par contre, le fait que la circulation de transit représente 80 % étaye la nécessité d'une action commune.

Il aurait sans doute été judicieux d'établir rapidement un concept de mobilité plutôt que de discuter longtemps des effets du potentiel de croissance qui ont été longtemps contestés du fait du caractère différent des communes conventionnées. Les différents points de vue vont sans doute se rapprocher étant donné qu'il n'y a pas d'alternative. La commune de Leudelange ne fera aucunement entrave à un tel projet.

 

Des plans de croissance démesurée sont irréalistes

Leudelange a pour seul objectif d'atteindre le critère minimum de viabilité d'une commune fixé par le Ministère de l'Intérieur, c'est-à-dire 3.000 habitants. Ce chiffre pourrait aller jusqu'à 3.200- 3.300 selon les planifications de la commune. Mais pas au-delà.

Un autre développement ne serait pratiquement pas possible, étant donné que la grande partie des surfaces théoriquement construisibles sont exploitées à des fins agricoles. Personne ne peut retirer aux agriculteurs leur outil de travail. Ceci est peut-être davantage valable à Leudelange que dans toute autre commune du DICI car la part des exploitants agricoles y est encore importante.

La déclaration échevinale de 2005 stipule qu'une certaine croissance de la population serait réaliste et qu'elle serait conforme aux objectifs de l'IVL (qui n'est toujours pas entré en vigueur). Cela signifie que les personnes qui travaillent dans la commune devraient également avoir la possibilité d'y habiter. Ces réflexions étaient à la base de l'adoption du « pacte logement ». Mais l'accent est et sera toujours mis sur une croissance modérée.

 

Deux à trois fois plus d'emplois que d'habitants

La commune de Leudelange a une superficie de 1378 ha dont 669,09 sont des surfaces agricoles, 435,26 ha des surfaces forestières (majoritairement propriété de la commune), seuls 128,84 ha sont couverts par le PAG (plan d'aménagement général).

Trois zones d'activités commerciales sont implantées sur une surface totale de 88 ha. La zone « Grasbësch » s'est développée à partir de 1976, elle n'offre plus de parcelles libres. La zone « Poudrerie », qui existe depuis 1977, est en phase d'élargissement, elle sera terminée dans les deux années à venir. La zone la plus étendue, « Am Bann », qui a reçu l'autorisation du conseil municipal en 1999 et a obtenu le feu vert du Ministère de l'Intérieur en 2000, n'est certes pas utilisée à 100 % mais les surfaces construisibles sont presque intégralement aux mains de promoteurs qui veulent réaliser leurs plans dans un avenir proche.

Actuellement, entre 5.000 et 6.000 personnes sont employées dans ces trois zones d'activité. Leur nombre va sans doute doubler dans les prochaines années.

La commune est pleinement consciente de l'impact de l'augmentation des emplois sur le trafic. C'est pourquoi l'étude de mobilité, mentionnée plus haut, insiste sur la nécessité de construire un deuxième accès (entrée et sortie) à la zone « Am Bann ». Pour une phase de transition, le rond-point de la rue de Luxembourg doit être délesté en faveur du trafic individuel.

Première mesure : transports en commun,
puis, réduction des espaces de stationnement

Mais l'objectif principal est d'offrir aux transports publics un accès à cette importante zone d'activité. C'est la clé du problème. Si on offre aux personnes qui travaillent dans les zones d'activité des transports publics adaptés, ils pourront renoncer à utiliser leur véhicule individuel. Il sera alors possible de réduire sans problème les espaces de stationnement. Mais on ne peut pas commencer par cela !

Pour montrer sa bonne volonté, la commune de Leudelange a déjà sensiblement réduit l'espace parking, il y a un certain temps, grâce à un concept de stationnement en plusieurs phases. En outre, pour obtenir un permis de construire, les entreprises doivent impérativement prouver qu'elles participent à un plan de mobilité.

Il s'agit bien de trouver une solution globale, adaptée à l'évolution du trafic dans le sud-ouest de la capitale. Le succès ne sera assuré que si une action commune et concertée est mise en place.

 

Diane Bisenius-Feipel

Bourgmestre de la Commune de Leudelange

 

 

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