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Analyse de la cyclabilité du réseau infrastructurel dans l’espace DICI
L'objectif de ce projet est l'optimisation du réseau infrastructurel cyclable afin d'offrir le plus de confort et de sécurité possible aux cyclistes dans leurs déplacements de tous les jours à travers tout l'espace DICI, ceci pour stimuler l'utilisation du vélo et augmenter sa part modale.
Piste cyclable draw

 

En plus du développement continuel du réseau cyclable national et de la Ville de Luxembourg, les communes du DICI se sont afférées ces dernières années (projets du DICI « dici.tou4Y0U » et « Aarbechtswee ») à compléter le réseau à un niveau régional. Maintenant que les bases d’un réseau régional existent, il s’agit d’analyser sa qualité cyclable, d’optimiser cette dernière et d’étoffer le réseau.

 

 "cyclabilité: aptitude d'un itinéraire à être praticable par un vélo (confort, sécurité,...)"

 

C'est ainsi que le bureau d’études en mobilité néerlandais Ligtermoet & Partners/Timenco, dont la spécialité est la mobilité active, a été mandaté par le DICI pour réaliser une analyse de la cyclabilité de l’ensemble du réseau routier de l’espace DICI soit quelques 2360 km).

Pour cela, le réseau routier est analysé, à l’aide de critères de cyclabilité définis, dans un système d’information géographique, qui permet de visualiser la qualité cyclable des tracés. Cette représentation cartographique de cyclabilité est ensuite apposée au réseau cyclable existant et projeté (réseau idéal) afin de permettre de visionner les tronçons et points noirs à améliorer en matière d'accessibilité et de sécurité. A noter que la Lëtzebuerger Vëlos-Initiativ (LVI) a parcouru un certain nombre de tronçons à vélo pour garantir l’exactitude du modèle à la réalité sur le terrain.

Outre la possibilité d'identification des problèmes et de monitoring, cette cartographie permettra aussi au citoyen et usager de visualiser l’état cyclable du réseau routier afin qu’il puisse choisir son propre chemin selon son aisance.

La deuxième partie du projet consiste à dresser un catalogue des mesures d’optimisation du réseau cyclable et de chiffrer leur impact financier, de sorte à ce que les communes puissent intégrer dans leur budget et phaser facilement les travaux à réaliser.

A noter, que cette étude est réalisée conjointement dans l’espace conventionné Uelzechtdall, ceci afin de garantir une interconnexion entre les deux espaces et le réseau cyclable de la Ville de Luxembourg.

 

L’évaluation de la cyclabilité du réseau routier

Le cœur de la méthodologie se basait sur la constitution d’une matrice, qui permettait d’établir les différentes classes de cyclabilité en fonction du type d’infrastructures cyclables, de l’importance du trafic général, de l’importance du trafic en heure de pointe et de la vitesse légale de la voirie.

Cinq classes de cyclabilité ont pu être définies et sont matérialisées par 4 couleurs, reprises selon le classement de la difficulté des pistes de ski, ce qui parle à tout le monde:

classes cyclabilitéplus la valeur de cyclabilité décroît, plus le potentiel cyclable décroît

 

La classe de cyclabilité verte, est praticable en toute sécurité par des cyclistes inexpérimentées, tels des enfants. Ce sont des tronçons à trafic presque inexistant ou présentant une piste cyclable clairement séparée de la chaussée.

La classe de couleur bleue connait surtout un trafic faible et des vitesses limitées. Il s’agit de tronçons avec des infrastructures cyclables (pistes cyclables, marquage au sol, …), ou surtout des zones 30 km/h dans les quartiers. Ici, un cycliste amateur ou débutant peut aisément et agréablement trouver sa place au sein du faible trafic motorisé.

La classe rouge connait une masse de trafic plus importante et des vitesses plus élevées (50 km/h) et des mesures cyclables infrastructurelles sont présentes (voies suggestives, ouverture des voies de bus pour les cyclistes, …). Elles concernent surtout les cyclistes confirmés, qui peuvent évoluer dans des conditions de circulation plus complexes.

Enfin, vient la classe noire, qui n’est pas praticable pour le cycliste. Situations très complexes, hautes vitesses (>50 km/h), trafic élevé, absence d’infrastructures cyclables, présence de poids lourds, etc. font que ces itinéraires ne se prêtent pas au vélo. Seuls des cyclistes très expérimentés avec le goût du risque sont susceptibles de les emprunter, engageant de ce fait, leur propre sécurité et responsabilité.

Exemples cyclabilité

Exemples de situtations en fonction de la valeur de cyclabilité

 

L’ensemble du réseau routier de l’espace DICI a donc ensuite été évalué dans un système d’information géographique à l’aide de la matrice.

Afin de contrôler la justesse du modèle théorique le bureau Ligtermoet/Timenco et la LVI ont parcouru pas moins de 1174 km (soit 50 % de l’ensemble du réseau routier de l’espace DICI) afin de vérifier et affiner le modèle.

Aussi, deux réunions de travail avec les agents des communes du DICI et de l’espace conventionné Uelzechtdall, de la LVI et de la Cellule mobilité douce du Département des transports du Ministère du Développement durable et des Infrastructures ont aussi eu lieu pour discuter et affiner les résultats.

Workshop 1_Gesamt Workshop 2_DICI

Par ailleurs, le bureau Ligtermoet/Timenco a défini un réseau cyclable attractif à travers l’espace DICI et Uelzechtdall, avec comme point charnière, la Ville de Luxembourg. Les tracés existants mais aussi en planification ont été pris en compte, ainsi que les points d’intérêts (équipements publics à forte fréquentation, bassins d’emploi, pôles d’échanges, quartiers d’habitation, écoles, …) pour mettre au point ce réseau idéal de près de 363 km, le tout dans une optique d’atteinte la plus directe d’un endroit par l’usager.

Le résultat de cette première phase consiste donc en une représentation du réseau d’itinéraires cyclables prédéfini, les différents tronçons desquels sont colorés selon leur évaluation de cyclabilité. Généralement on observe qu’une partie importante du réseau routier est praticable pour le vélo (classe bleue), notamment dans les quartiers, où des mesures d’apaisement du trafic comme les zones 30 km/h sont d’œuvre, et cela sans la présence de grands moyens infrastructurels.

Workshop 2 

L’objectif est d’arriver à optimiser la cyclabilité du réseau pour tendre à une classe bleue (ou rouge dans certains cas). Des mesures infrastructurelles seront donc définies pour faire en sorte que des tronçons et endroits, dont la valeur actuelle de cyclabilité est problématique (couleur rouge ou noire), puissent passer dans une classe de cyclabilité supérieure (bleue).

A la lumière de ces résultats, le 20 juillet 2016, les responsables politiques du DICI ont donné leur accord pour débuter la seconde phase du projet, qui, sur base des résultats précédents, consistera à dresser un catalogue de mesures (types de mesures infrastructurelles, estimation financière, acteurs impliqués) afin d’optimiser la cyclabilité du réseau établi.

 

 

Le projet étant en cours, plus d'informations seront apportées à cette page prochainement...